Jésus est réellement ressuscité !

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

Tout Jérusalem venait de vivre des heures exceptionnelles. Une atmosphère lourde régnait encore dans la ville. Le corps de Jésus fut déposé dans une tombe taillée dans le roc, et une grosse pierre fut roulée pour en fermer l'entrée. Les familiers de Jésus étaient maintenant muets de désespoir. Pour eux, tout semblait s'écrouler, leurs projets d'avenir anéantis ; leur douleur était indescriptible.

 

Le dimanche matin, dès l'aube, une nouvelle aussi surprenante qu'inattendue se répandit comme une traînée de poudre dans tout Jérusalem : Jésus est ressuscité, Jésus est vivant !

Mettez-vous à la place :

  • De Pilate qui, bien qu'ayant reconnu publiquement son innocence, l'avait quand même lâchement livré à ses bourreaux.
  • Des chefs religieux qui croyaient en avoir fini avec ce Jésus qui avait si vigoureusement dénoncé leur hypocrisie et leur rapine.
  • De la foule, qui avait été témoin de son effroyable agonie.
  • Des soldats romains qui l'avaient crucifié et l'avaient vu rendre son dernier soupir.
  • De Joseph d'Arimathée et de Nicodème qui, après avoir descendu son corps de la croix, l'avaient enveloppé d'un linceul et déposé dans la tombe.

Jésus était bien mort. « Les soldats, s'étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ne lui rompirent pas les jambes ; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt,

il sortit du sang et de l'eau » (Jean 19/33-34). Ainsi se sont accomplies les prophéties du Psaume 34/21 : « Aucun de ses os ne sera brisé », et de Zacharie 12/10 : « Ils verront celui qu'ils ont percé. »

Sa mort avait été dûment constatée par un officier romain envoyé par Pilate : « Joseph d'Arimathée osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus. Pilate s'étonna qu'il fût mort si tôt ; il fit venir le centenier et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. S'en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph » (Marc 15/43-45).

Dans le Nouveau Testament Interlinéaire Grec/Français, le premier mot corps est « sôma ». Il est employé pour parler d'un corps mort ou vivant. La deuxième fois, quand Pilate donna le corps à Joseph, c'est le mot «tôma » qui est traduit par cadavre.

La traduction œcuménique de la Bible (TOB) et celle du Chanoine Crampon soulignent aussi cette nuance.

Trois jours après la mort de Jésus, « après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine (dimanche matin), Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre ; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement comme la neige. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. (Ceux-ci avaient été placés ici par Pilate sur la demande des chefs religieux – Matthieu 27/63-64). Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes : Pour vous, ne craignez pas ; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. Il n'est point ici, il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, et allez promptement dire à ses disciples qu'il est ressuscité des morts » (Matthieu 28/1-7).

Les disciples exprimèrent tout d'abord leur scepticisme : « Ils prirent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes. » (Luc 24/11), L'attitude psychologique des disciples n'est pas celle de gens qui espèrent, qui attendent, et qui finalement se forgent de toutes pièces un événement imaginaire. Bien que Jésus les ait avertis de sa mort et de sa résurrection, ils ont eu toutes les peines du monde à y croire.

« Jésus leur dit : Voyez mes mains et mes pieds, c'est bien moi ; touchez-moi et voyez : un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai... Comme dans leur joie, ils ne croyaient pas encore, et qu'ils étaient dans l'étonnement, il leur dit : Avez-vous quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent du poisson rôti et un rayon de miel. Il en prit, et il en mangea devant eux. Puis il leur dit : C'est là ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous, qu'il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les Psaumes » (Luc 24/39-44).

L'Ecriture souligne au moins dix apparitions de Jésus entre sa résurrection et son ascension :

  1. Tout d'abord à Marie de Magdala (Marc 16/9).
  2. Aux femmes qui venaient de quitter le tombeau vide et qui se rendaient vers les disciples (Matthieu 28/9-10).
  3. Aux deux disciples sur le chemin d'Emmaüs (Luc 24).
  4. A l'apôtre Simon Pierre (Luc 24/34).
  5. A dix des onze disciples, Thomas étant absent (Jean 20/19-25).
  6. Huit jours après, aux onze disciples réunis, Thomas étant présent (Jean 20/26-28).
  7. A sept disciples sur les bords du Lac de Tibériade (Jean 21/1-14).
  8. A plus de cinq cents de ses disciples en une seule fois (1 Corinthiens 15/6).
  9. A l'apôtre Jacques (1 Corinthiens 15/7).
  10. Aux apôtres, le jour de son Ascension (Actes 1/3-11).

La résurrection de Jésus n'est pas une histoire inventée par quelques femmes hallucinées, ni imaginée par quelques disciples fanatiques ou visionnaires ; c'est un fait authentique, réel, concret, visible, contrôlé par plusieurs centaines de personnes : « Après qu'il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours (entre la résurrection et l'ascension), et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu » (Actes 1/3).

Lorsque quelques semaines plus tard, pendant la fête de la Pentecôte, l'apôtre Pierre, avec une assurance qui étonnera les chefs religieux, annoncera l'Evangile à la foule rassemblée à cette occasion à Jérusalem, il dira ceci : « Hommes Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme à qui Dieu a rendu témoignage devant vous par les miracles, les prodiges et les signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ; cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l'avez crucifié, vous l'avez fait mourir par la main des impies. Dieu l'a ressuscité en le délivrant des liens de la mort... Nous en sommes tous témoins » (Actes 2/22-24 et 32).

Qui n'a pas entendu parler du « Messie de HAENDEL » considéré par tous comme une œuvre exceptionnelle, le chef-d'œuvre parmi toutes ses compositions, dont les paroles de son ami et poète Charles Jennens sont tirées des Ecritures. HAENDEL mourut à soixante quinze ans à Londres, le vendredi saint 14 avril de l'année 1759. Il fut enterré en l'abbaye de Westminster. Sur sa tombe, une statue grandeur nature le représente devant son orgue. Il tient dans sa main une feuille de musique, sur laquelle sont écrits ces mots de Job 19/25 : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

La Bible dit : «Parce qu'il demeure éternellement, Jésus possède un sacerdoce qui n'est pas transmissible. C'est aussi pour cela qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (Hébreux 7/25).

S'adressant au peuple après la guérison miraculeuse d'un boiteux de naissance âgé de plus de quarante ans, l'apôtre Pierre, en parlant de Jésus, dira : « Dieu, ayant suscité son serviteur, l'a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités » (Actes 3/26).

Susciter signifie : faire naître pour aider ou contrecarrer. (Dictionnaire Le Robert) Ce fut bien la mission de Jésus tout au long de son ministère : aider, guérir, délivrer, relever, sauver ; et pour contrecarrer les œuvres du diable, « détruire les œuvres du diable » (1 Jean 3/8). Son œuvre s'est-elle achevée avec sa mort ? Absolument pas ! Hébreux 7/25 affirme que, ressuscité, Jésus est toujours à l'œuvre pour sauver.

Or, le verbe grec original traduit dans plusieurs versions par « suscité » est traduit dans d'autres par « ressuscité » (Semeur, Parole Vivante, Jérusalem). Le mot « anistemi » signifie à la fois se lever, susciter et ressusciter. La version TOB a écrit en note : « Il faudrait pouvoir traduire : Dieu a suscité et ressuscité... »

Ce qui revient à dire que Dieu a suscité, fait naître Jésus dans ce monde pour bénir, guérir, délivrer, sauver. Les hommes l'ont tué sur une Croix ; mais Dieu l'a ressuscité (verbe dans lequel on retrouve « suscité ») pour continuer de bénir, de guérir, de délivrer et de sauver.

Loin d'être dépassé, l'Evangile avec toutes ses promesses est toujours d'actualité. « La Parole du Seigneur demeure éternellement. Et cette parole est celle qui vous a été annoncée par l'Evangile » (1 Pierre 1/25). Vous pouvez, aujourd'hui, faire entièrement confiance au Seigneur, à sa Parole, et remettre votre sort entre ses mains.

Un riche bijoutier proposa à l'un de ses amis de visiter son magasin. Après lui avoir montré plusieurs diamants et pierres précieuses, il lui présenta un joyau sans éclat. Le visiteur de dire au bijoutier : il n'y a aucune beauté dans cette pierre. Le bijoutier, la prenant dans sa main, continua la visite de son magasin. Quelques instants plus tard, ouvrant sa main, il dit à son ami visiteur : « Regarde ma pierre qui brille de tout son éclat. Tu vois, cette pierre précieuse, c'est une opale, il suffit de la chaleur d'une main pour faire ressortir tout son éclat. »

Votre vie est-elle aussi terne que l'était cette opale ? Votre vie est-elle triste et mélancolique ? Vous ne savez pas, ou plus, ce que sont la joie, la paix, l'espérance ? Votre avenir vous semble plutôt sombre ?
Acceptez donc, par la foi, de remettre votre vie entre les mains du Seigneur, il agira. (Psaume 37/5) La chaleur de son amour rendra à votre vie tout son éclat ; vous connaîtrez la vraie joie de vivre. Dieu vous veut heureux. Vous avez de la valeur à ses yeux.

« Dieu suit de son regard ceux qui sont dans la peine et la souffrance, afin de prendre en main leur cause. »

Psaumes 10/14 Synodale

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