Jésus guérit les cœurs brisés

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

Jésus guérit non seulement les corps malades, mais aussi les cœurs brisés. Il guérit non seulement les souffrances physiques, mais aussi les souffrances morales que sont le découragement, la solitude, l'anxiété, l'angoisse, la dépression, les frustrations, les blessures émotionnelles, les sentiments de rejet ou d'abandon ; tout ce qui touche le plus profond de notre être intérieur, et engendre « le mal de vivre. » Victor HUGO écrivait : « Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. »

Introduisant un radio-magazine sur la dépression, le journaliste Robert NAMIAS déclarait ceci : « La dépression touche toutes les classes sociales sans exception. C'est une douleur épouvantable. C'est beaucoup plus difficile de souffrir moralement que de souffrir physiquement. Il est rare qu'un cancéreux se suicide – et l'on dit que c'est une des maladies les plus terribles sur le plan des souffrances – mais il n'est pas rare qu'une personne déprimée se suicide, puisque la quasi-totalité des suicides est en réalité le fait de gens qui sont déprimés. » (fin de citation)

Un homme de la Bible qui a vécu il y a 25 siècles, a connu cette terrible maladie. Elle avait d'autres noms, mais le résultat était le même. Cet homme s'appelait Jérémie. C'est par la grâce de Dieu qu'il s'en est sorti. Ecoutons-le :

« Quand je pense à ma détresse et à ma misère, quand mon âme s'en souvient, je la sens défaillir, elle est abattue au-dedans de moi. » Vous avez là un homme en pleine dépression. Mais voilà le remède à sa dépression : « Voici la pensée dont je veux nourrir mon cœur, et qui me rendra l'espérance : les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme. Elles se renouvellent chaque matin... L'Eternel a de la bonté pour qui espère en lui » (Lamentations de Jérémie 3/19-25).

Si vous souffrez de ce terrible mal, je vous encourage vivement à nourrir votre cœur et vos pensées des Saintes Ecritures, des promesses de Dieu à ceux qui lui font confiance. La Bible dit : « Remets ton sort entre les mains de l'Eternel, mets en lui ta confiance, et il agira » (Psaume 37/5).
Remarquez bien ce que dit Jérémie : « Quand je pense à ma détresse... je sens mon âme défaillir... Voici la pensée dont je veux nourrir mon cœur... et qui me rendra l'espérance. »

Ne croyez-vous pas que la pensée est en relation directe avec la crainte, l'inquiétude, l'anxiété, l'angoisse et la déprime ? La Bible nous montre que nos pensées exercent une influence considérable sur notre manière d'être, de parler et d'agir. Il y a identification entre nos pensées et ce que nous sommes. La Bible nous dit de l'homme : « Il est comme les pensées de son âme » (Proverbes 23/7).

Dans son ouvrage intitulé « Se sentir bien », le docteur David BURNS affirme que ses expériences « prouvent qu'on guérit mieux de la dépression en dirigeant les pensées du malade qu'en lui donnant une quantité de tranquillisants. »

Les causes de la dépression sont multiples. Ce peut être un choc affectif suite au décès d'un être cher ou à un divorce par exemple, un excès de travail qui conduit au surmenage, le chômage, le licenciement, les problèmes financiers, etc...

Je n'oublierai jamais le cas d'Hélène... J'ai vu la grâce de Dieu agir en sa faveur et transformer sa vie. Professeur d'anglais, cette femme abandonnée par son mari avec trois enfants à charge, a sombré dans une profonde dépression. Elle a fait quatre tentatives de suicide, et à la quatrième, elle est restée trois jours dans le coma. Une grande tristesse se lisait sur son visage. Elle a accepté de nourrir son cœur et ses pensées de la Parole de Dieu. Elle a osé faire confiance à Dieu et le Seigneur l'a entièrement guérie. Elle a repris son travail jusqu'à sa retraite. Aujourd'hui encore, « Jésus guérit les cœurs brisés. »

Le philosophe Emile CHARTIER commence son ouvrage « Propos sur le bonheur » par le fait suivant : « Un bébé hurle en se tortillant dans son berceau. Maman accourt, s'inquiète et apporte le biberon, mais en vain. Le bébé demeure inconsolable et crie de plus belle. Alors la maman se pose des questions sur les raisons de ces cris. Le lait trop chaud ? Une douleur quelque part ? Elle fait un certain nombre de suppositions, jusqu'à ce qu'elle découvre enfin la cause de ce petit drame. C'était une épingle mal placée qui piquait le nourrisson. Dès lors, le remède était simple et efficace, il suffisait d'ôter l'épingle ! »

Toutes les dépressions n'ont pas forcément les mêmes causes. Mais je crois que dans certains cas, la dépression ne sera jamais surmontée en avalant une quantité d'antidépresseurs, elle durera aussi longtemps que « l'épingle » ne sera pas ôtée. En voici un exemple que j'ai connu :

Marie... assiste pour la première fois à l'une de nos réunions d'évangélisation. Elle vient vers moi et me dit : « Vous êtes mon dernier espoir. Si vous ne m'en sortez pas, je me jette dans la Seine » Je lui réponds : « Moi, je ne peux pas vous en sortir, mais le Seigneur, lui, peut le faire. »

Rendez-vous est pris et, avec mon épouse, nous sommes allés la visiter. Cette femme nous a ouvert son cœur et raconté son cas. Alors qu'elle avait reçu dans son enfance une éducation religieuse, elle vivait une situation qui pesait sur sa conscience et qui, selon ses dires, n'était pas étrangère à sa dépression. Mariée et mère de 4 enfants, elle avait un amant. Leur quatrième fille élevée, elle était décidée à quitter son mari.

Je lui ai dit : « Je vais être vrai avec vous. Si vous voulez que Dieu vous guérisse, vous devez commencer par rompre avec votre amant. Ne comptez pas sur Dieu, si vous ne commencez pas par cette rupture. Demandez l'aide de Dieu, et il vous aidera. »

Elle a accepté de faire cette démarche. Ce ne fut pas facile pour elle ; mais par la grâce de Dieu, elle a rompu avec son amant malgré l'insistance de ce dernier à vouloir continuer leur relation. Dans sa bonté, le Seigneur l'a guérie ; de plus, il a sauvé son âme et son foyer qui, après plus de 25 ans, demeure uni et dans la foi. Il lui fallait d'abord d'ôter « l'épingle. »

Bien sûr, ce n'est pas forcément le cas de tous ceux qui dépriment. Gardons-nous bien de juger, encore moins de condamner. La Bible dit : « Celui qui souffre a droit à la compassion » (Job 6/14).

« Quand l'angoisse devient une maladie ! » Tel fut le titre d'un article paru dans la presse française. Selon France-Info, 90% des jeunes se disent inquiets pour leur avenir. L'angoisse du chômage vient en tête. Certains ont peur de perdre leur emploi, peur de l'abandon de leur conjoint, peur de la solitude, peur de l'échec, peur du lendemain, peur de la maladie, peur de la mort. Les causes de la peur et de l'angoisse sont multiples et tellement différentes. L'angoisse a été appelée « le phénomène le plus envahissant de notre temps. »

Mais l'angoisse ne date pas d'hier. David, qui est davantage connu pour son combat victorieux contre le géant Goliath que pour les épreuves qui ont jalonné sa vie, dont la mort tragique de deux de ses fils, a connu des périodes heureuses, mais aussi des périodes bien difficiles. Les unes comme les autres, il les a exprimées avec sa plume dans ses écrits qui sont d'une extrême richesse pour notre âme. Il a écrit dans les Psaumes :

« J'ai le visage, l'âme et le corps usés par le chagrin, ma vie se consume dans la douleur, et mes années dans les soupirs. Ma force est épuisée à cause de mon iniquité, et mes os dépérissent... Je suis oublié des cœurs comme un mort. Je suis comme un vase brisé. »

Mais David, c'est l'homme qui s'accroche. Il ne baisse pas les bras, au contraire, il lève les yeux vers le ciel, et fait monter vers Dieu cette prière : « Seigneur, tu sais les angoisses de mon âme. Aie pitié de moi, car je suis dans la détresse. Sauve-moi par ta grâce. »

C'est la prière d'un homme qui, dans la tourmente, refuse de sombrer dans le désespoir. Malgré l'épreuve, il continue d'espérer en Dieu : « Je mets en toi mon espérance. Je tourne constamment les yeux vers l'Eternel, car il fera sortir mes pieds du filet. » C'est le langage de la foi ! Il croit en la bonté, en l'amour et en la puissance de Dieu pour le secourir. Comme il a eu raison ! Et il n'a pas été déçu. Ecoutez-le :

« Eternel, mon Dieu, j'ai crié à toi et tu m'as guéri... Seigneur, mon Dieu, je t'ai appelé à l'aide... et tu m'as fait revivre. Seigneur, ta bonté atteint jusqu'aux cieux. »

« La bonté du Seigneur a les dimensions du ciel. »

(Psaumes 36/6 en Français courant)

L'amour de Dieu est plus vaste que les océans, plus profond que les mers et plus haut que l'azur des cieux. Croyez-le, et attendez-vous à sa grâce. Jésus est toujours et encore celui qui fait du bien et qui guérit les cœurs brisés, quelle qu'en soit la cause.

Dans son ouvrage intitulé « Le livre de la vie », Martin GRAY parle de « la solitude au milieu des autres. » Il est vrai que l'on peut souffrir de la solitude en demeurant dans une tour de quinze étages. On peut être désespérément seul dans un bus bondé, ressentir une profonde solitude au milieu d'une foule qui vous bouscule. « C'est dans les villes les plus peuplées que l'on peut trouver la plus grande solitude » (Jean RACINE). Elle est étonnante cette réflexion, et pourtant, n'est-ce pas le cas d'un grand nombre !

Le résultat d'une étude réalisée par la Fondation de France est alarmant : « Exclus des réseaux sociaux, professionnels, amicaux ou associatifs, un français sur dix est frappé par la solitude, soit plus de six millions. 56% avouent que cette solitude est apparue de manière soudaine à la suite d'un événement particulier. » Rappelez-vous la canicule de 2003, qui a mis en évidence l'isolement des personnes âgées par un nombre très élevé de décès au sein de cette population.

Nous connaissons bien ce proverbe français : « Chacun pour soi et Dieu pour tous ! » C'est-à-dire : laissons à Dieu le soin de s'occuper des autres. Malheureusement, aujourd'hui, plus que jamais, c'est souvent du « Chacun pour soi dans ce désert d'égoïsme qu'on appelle la vie. » (STENDHAL)

Ce sentiment de solitude est souvent vécu comme un manque, un vide, une souffrance. Ce manque, ce vide, viennent aussi de ce qu'à l'origine, lorsque Dieu a créé l'homme, il l'a créé pour vivre en relation avec lui. Or, comme la Bible nous l'enseigne, cette relation avec Dieu a été brisée par le péché. Ainsi, l'homme est séparé de Dieu.

Le philosophe britannique Lord BACON a dit : « L'homme entièrement seul est celui qui n'a pas d'ami. » L'Evangile nous enseigne que Jésus-Christ est venu pour renverser ce mur de séparation entre Dieu et nous. Il a expié nos péchés par sa mort et son sang versé sur la Croix, afin de recréer cette relation entre l'homme et son créateur. Il a dit à ses disciples : « Vous qui êtes mes amis... » (Luc 12/4). Jésus a manifesté à leur égard une réelle affection.
Cette profonde amitié, cette relation de cœur à cœur, Jésus vous la propose à vous aussi. Et croyez-moi, il comblera votre solitude par sa présence bienfaisante dans votre vie.

Voici un extrait d'un cantique bien connu du monde chrétien :
« Quel ami fidèle et tendre nous avons en Jésus-Christ, Toujours prêt à nous entendre, à répondre à notre cri,
Toujours prêt à nous comprendre quand nous sommes en souci,
Toujours prêt à nous apprendre à vaincre en comptant sur lui !
Il connaît nos défaillances, nos luttes de chaque jour.
Sévère en ses exigences, il est riche en son amour. »

Il y a aussi cette souffrance engendrée par les blessures émotionnelles et les conflits intérieurs, qui nous touchent au plus profond de notre être intérieur, et qui nous font tellement mal.

Des années en arrière, j'ai scié une tranche d'un tronc d'arbre abattu par la tempête, d'une épaisseur de cinq centimètres, pour en faire une petite table basse de salon. Bien surfacé, vous voyez sur ce plateau des anneaux qui retracent l'histoire de l'arbre. En comptant ces anneaux, vous découvrez l'âge de l'arbre. Ils sont plus ou moins rapprochés, selon que l'année a connu la sécheresse ou des pluies abondantes. Les spécialistes des sciences naturelles sont capables de vous dire si l'arbre a été touché par la foudre et à quel âge. Tout cela est imprimé au cœur de l'arbre, constituant en quelque sorte l'autobiographie de sa croissance.

Il en va de même pour nous. Au-delà de l'écorce de notre apparence extérieure se trouvent, à l'intérieur de notre être, les « anneaux » conservant l'enregistrement de notre vie. On peut y trouver aussi les cicatrices laissées par d'anciennes et douloureuses blessures qui nous minent, et parfois provoquent toutes sortes de difficultés relationnelles.

Prenons un exemple : quelqu'un vous a profondément blessé par une parole, une attitude, un geste. A partir de là, vous êtes entré en conflit avec cette personne. Néanmoins vous ne lui avez rien dit ; mais intérieurement, vous avez cultivé des sentiments de rancune, et peut-être même de vengeance. En fait, vous êtes en train de vous faire du mal et d'aggraver votre blessure intérieure ; car vous ajoutez à votre blessure intérieure un péché : le ressentiment, le refus de pardonner. C'est une transgression de la Loi de Dieu. Cette attitude devient un obstacle à la guérison de votre blessure émotionnelle.

Votre cœur a-t-il été brisé de cette manière ? Alors, ne vous enfermez pas dans la prison de la culpabilité et de la rancune, puisque Jésus est prêt à vous pardonner et à guérir votre blessure. La trame du message de l'Evangile, c'est l'amour de Dieu. Oui ! Jésus guérit encore aujourd'hui les cœurs brisés.

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