L’arrestation de Jésus

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

« Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple » (Matthieu 26/47).

 

On pourrait penser que cette troupe vient pour arrêter un brigand de grand chemin, un homme dangereux, alors que Jésus n'a fait que du bien autour de lui. Jésus ne va pas tenter de s'échapper, de s'enfuir, au contraire.

Alors que la nuit est déjà avancée, ils vinrent « avec des lanternes, des flambeaux et des armes. Jésus, sachant tout ce qui devait lui arriver, s'avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus de Nazareth. Jésus leur dit : C'est moi. Et Judas, qui le livrait, était avec eux. » (Jean 18/2-5)

L'attitude de Judas est ignoble. Il va commettre l'innommable. Par un baiser qui est normalement un geste d'affection, d'amour et de respect, il va trahir son Maître. « Judas leur avait donné ce signe : Celui que j'embrasserai, c'est lui ; saisissez-le. Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit : Salut, Rabbi ! Et il lui donna le baiser » (Matthieu 26/48-49).

Le baiser de Judas est devenu une expression proverbiale pour exprimer une trahison qui est d'ailleurs considérée comme un crime.

La fin de Judas a été tragique. Quand il vit, quelques heures plus tard, que Jésus était condamné, « il fut pris de remords, et rapporta les trente pièces d'argent aux principaux sacrificateurs et aux anciens, en disant : J'ai péché en livrant le sang innocent. Ils répondirent : Que nous importe ? Cela te regarde. » Dans un ultime geste de dépit, « Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira, et alla se pendre » (Matthieu 27/3-5).

L'apôtre Pierre, un des disciples de Jésus, un homme au tempérament impulsif et plutôt téméraire, intervint spontanément pour défendre son Maître. « Un de ceux qui étaient avec Jésus (l'apôtre Pierre selon Jean 18/10) étendit la main, tira son épée. Il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille. Mais Jésus, ayant touché l'oreille de cet homme, le guérit. (Précision apportée par Luc 22/51) Alors, Jésus dit à Pierre : Remets ton épée dans le fourreau... Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges ? (c'est-à-dire plus de 72.000 anges)

Comment donc s'accompliraient les Ecritures, d'après lesquelles il doit en être ainsi ? »

Malgré les apparences, Jésus reste parfaitement maître de la situation. Avec un calme remarquable, il dit à ceux qui sont venus pour l'arrêter : « Vous êtes venus comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J'étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas saisi. Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis » (Matthieu 26/51-56).

Jésus leur dit encore : « C'est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » Luc 22/53). C'est la nuit, c'est le règne de l'obscurité, un moment propice pour les ouvriers conscients ou inconscients de Satan, le prince des ténèbres.

La cohorte, le tribun et les huissiers des Juifs, se saisirent alors de Jésus, et le lièrent » (Jean 18/12).
Ce n'est pas par faiblesse ou impuissance que Jésus s'est laissé lier, c'est par obéissance aux Ecritures qui avaient annoncé d'avance tous les détails entourant ces évènements ; c'est par obéissance à la volonté de son Père, et c'est par amour pour nous pécheurs, afin d'accomplir l'expiation de nos péchés par son sacrifice sur la Croix.

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