La grâce du Seigneur Jésus

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

« C'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés » (Actes 15/11).

« La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. »

Jean 1/19

Dans ce verset, l'Ecriture cite d'abord la Loi, et ensuite la grâce. Selon le philosophe grec PLATON, « Les hommes doivent nécessairement établir des lois et vivre selon des lois, sous peine de ne différer en aucun point des bêtes les plus sauvages. Le rôle de la loi est d'établir en permanence et objectivement ce qui est bien pour l'homme. »

NAPOLEON, qui est connu pour ses conquêtes militaires, l'est beaucoup moins quant à son œuvre de législateur. C'est à lui, en effet, que revient le mérite d'avoir créé le premier Code moderne, qui servit de modèle à de nombreux pays. Dans son édition originale du 21 mars 1804, le Code Civil des Français, par une loi du 3 septembre 1807, prit le nom de « Code Napoléon. » Il fut suivi en 1808 du Code du Commerce, en 1810 du Code Pénal, en 1950 du Code général des Impôts, et celui que l'on connaît certainement le mieux, le Code de la Route qui vit le jour par décret du 10 juillet 1954, et que tout automobiliste se doit de bien connaître.

Selon cet adage bien connu : « Nul n'est censé ignorer la loi », mais il est évident que ce sera de plus en plus difficile. Dans un ouvrage intitulé « Trop de lois tue la loi », le journaliste Philippe SASSIER et l'universitaire Dominique LANSOY ont constaté une inflation législative en France. Ils ont relevé près de 10.500 lois et 127.000 décrets. En 20 ans, le Journal Officiel est ainsi passé de 7.000 à 17.000 pages. Certes, la France est un Etat de droit : le tout, c'est de s'y retrouver devant cette montagne de textes législatifs.

Toutefois, retenons bien cette parole de MONTESQUIEU : « La liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent. »

La Bible dit : « Ce n'est pas pour une bonne action, c'est pour une mauvaise, que les magistrats sont à redouter. Veux-tu ne pas craindre l'autorité ? Fais le bien, et tu auras son approbation » (Romains 13/3).

Si les hommes ont établi leurs lois, Dieu a aussi établi la sienne. La Bible dit : « Dieu a établi un code..., institué une loi... » (Psaume 78/5 Version Rabbinique), « une loi », littéralement : l'instruction par excellence. « La loi de l'Eternel est parfaite » (Psaume 19/8) ; ce qui n'est pas le cas des lois humaines.

Si les lois françaises se comptent par milliers, et comme le disait NAPOLEON lui-même : « Il y a tant de lois qu'il n'y a personne exempt d'être pendu », avec Dieu, les choses sont beaucoup plus simples.

A la question d'un Docteur de la Loi : « Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? Jésus répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et plus grand commandement. Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Matthieu 22/34-40) .

Ces deux commandements : aimer Dieu et aimer son prochain englobent et résument en fait tous les commandements divins.

« Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Ecriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même (ce qui exclut totalement l'égoïsme, l'individualisme) vous faites bien. Mais si vous faites du favoritisme, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2/8-10).

Certes, les péchés n'engendrent pas tous des conséquences d'une égale gravité et ne sont pas tous ignobles et répugnants, mais la loi divine formant un tout, c'est son unité qui a été transgressée.

Cinq fois nous trouvons dans l'Ecriture cette expression : « La loi et les prophètes » (Matthieu 7/12 – 22/40 – Luc 16/16 – Actes 24/14 – Romains 3/21). Dans le Larousse, au mot loi on trouve : « C'est la loi et les prophètes : C'est une autorité incontestée. »

L'apôtre Paul pose aux chrétiens de la Galatie la question suivante : « Pourquoi donc la loi ? Quel est son rôle ? » Voici la réponse qu'il nous donne : « Pour mettre en évidence les transgressions de l'ordre divin et rendre les hommes conscients de leurs péchés » (Galates 3/19 Parole Vivante).

Personne, absolument personne, ne peut honnêtement se dire innocent devant Dieu. « Tous les hommes auront des comptes à rendre à la justice divine, le monde entier sera convaincu de culpabilité devant Dieu » (Romains 3/19 Parole Vivante).

Notre sort éternel est-il donc sans espoir ? Absolument pas ! D'une part, parce que nous avons en Jésus un avocat auprès du Père – du moins pour ceux qui se tournent vers lui avec foi – et d'autre part, parce que Dieu prend plaisir à faire grâce et miséricorde à ceux qui le lui demandent.

« Quel Dieu est semblable à toi, qui pardonnes l'iniquité, qui oublies les péchés... ? Il ne garde pas sa colère à toujours, car il prend plaisir à la miséricorde ? » (Michée 7/18).

« L'Eternel désire vous faire grâce, et il se lèvera pour vous faire miséricorde » (Esaïe 30/18).

40 fois la Bible déclare que « Sa miséricorde dure à toujours », dont 26 fois dans le Psaume 136. Le mot « checed », dans le texte original hébreu, recouvre plusieurs notions. Il est traduit, selon les versions, par « amour – bienveillance – bonté – compassion – faveur – grâce – miséricorde. » Voilà quels sont les sentiments de Dieu à l'égard de ceux qui se reconnaissent pécheurs et lui demandent pardon en lui avouant leurs fautes.

Après la loi, l'Ecriture cite la grâce. Mais qu'est-ce que la grâce ? C'est une faveur imméritée ; c'est un acte de bienveillance, de générosité. C'est l'amour qui donne et pardonne. Ce mot est souvent employé dans la Bible dans le sens de don gratuit.

« Le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6/23).

La grâce de Dieu n'a rien à voir avec la grâce présidentielle, qui est une mesure de clémence ayant pour effet de soustraire un condamné à l'application de la peine qu'il aurait dû subir. Au temps de la peine de mort en France, le dernier condamné à mort qui fut gracié le 25 mai 1981, vit sa peine commuée en condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité.

Quand Dieu fait grâce, il n'y a pas de commutation de peine qui consiste dans une peine de substitution plus faible que la première, mais une totale abolition de la peine. « Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8/1).

Quand Dieu pardonne, il « efface nos transgressions comme un nuage, nos péchés comme une nuée » (Esaïe 44/22). David écrira au Psaume 32 : « Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité ; J'ai dit : J'avouerai mes transgressions à l'Eternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché... Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! »

« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée... » (Tite 2/11).
La grâce de Dieu est intimement liée à la personne de Jésus-Christ. Jésus est la grâce de Dieu incarnée. Il en est la manifestation suprême, et ce, tout particulièrement par son sacrifice sur la Croix. « C'est pour nos péchés qu'il a été meurtri, par nos iniquités qu'il a été écrasé ; le châtiment, gage de notre salut, pesait sur lui, et c'est sa blessure qui nous a valu la guérison » (Esaïe 53/5 Version Rabbinique).

En voici une illustration toute simple. Alors que j'étais un jeune garçon et que je me trouvais chez une de mes tantes, je fis une bêtise de gamin qui méritait une correction. Mon père étendit sa main pour me corriger. Mais ma cousine qui était là s'est vite interposée entre mon père et moi, et c'est elle qui a pris la gifle.

Par son sacrifice sur la croix, Jésus s'est interposé volontairement et par amour pour nous entre Dieu, qui est parfaitement saint et qui doit sanctionner le péché, et nous pécheurs. C'est ainsi qu'il a supporté le châtiment à notre place afin que nos péchés soient expiés, que nous soyons pardonnés, et que nous recevions par la foi la vie éternelle.

Proclamer le message de l'Evangile, c'est « annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu » (Actes 20/24).

« La grande différence entre le Christianisme authentique et toutes les religions humaines, c’est le caractère unique et fondamental de la grâce de Dieu qui nous est offerte gratuitement, en réponse à notre repentance envers Dieu, et à notre foi en Jésus qui a supporté notre châtiment sur la Croix. »

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