Pour Jésus, l’heure est venue !

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

« Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père... » (Jean 13/1)
Cette expression « son heure était venue » signifie qu'il va bientôt mourir. Il n'a que trente trois ans, et seulement trois années d'une vie publique riche d'un ministère marqué par le miraculeux. Jésus achève son ministère ici-bas pour entrer maintenant dans sa dernière heure. C'est la veille de sa mort.

 

Jésus a souvent évoqué sa mort comme étant « son heure » :

  • Lors des noces à Cana en Galilée, Jésus dira à sa mère : « Mon heure n'est pas encore venue. Et sa mère de dire aux serviteurs : Faites ce qu'il vous dira » (Jean 2/4-5).
  • Pendant la fête des tabernacles, alors que « Jésus enseignait dans le Temple..., les autorités religieuses cherchaient à se saisir de lui. Personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n'était pas encore venue » (Jean 7/1-30).
  • Toujours dans le Temple, « personne ne se saisit de lui, parce que son heure n'était pas encore venue »
  • (Jean 8/20).
  • Alors que le moment fatidique approche, l'heure prévue et inéluctable, Jésus dira : « Mon âme est troublée. Que dirai-je ?... Père, délivre-moi de cette heure ?... Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'à cette heure ! » (Jean 12/27).

De plus en plus, les pensées de Jésus se focalisaient sur les événements difficiles et imminents qu'il savait devoir affronter, les souffrances indescriptibles qu'il endurerait. Devait-il demander à son Père de le délivrer ? C'était impossible, car c'était justement pour cette heure-là qu'il avait quitté le ciel, qu'il était né sur cette terre, et qu'il était maintenant si près du but de sa mission ici-bas. N'a-t-il pas déclaré au cours de son ministère : « Je donne ma vie. Personne ne me l'ôte, mais je la donne de moi-même ; j'ai le pouvoir de la donner, et j'ai le pouvoir de la reprendre : tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père » (Jean 10/18).

Malgré les apparences, personne n'aurait pu arrêter, condamner, et crucifier Jésus sans son consentement. Jésus n'a pas été la victime impuissante d'un complot tramé contre lui, et auquel il n'aurait pu échapper. Jésus n'avait pas un couteau sous la gorge ni une arme sur la tempe. « Il s'est livré lui-même à la mort » (Esaïe 53/12). Plus qu'un meurtre commis par des hommes, la crucifixion de Jésus est un sacrifice librement consenti par le Seigneur lui-même, pour notre salut.

Le plan divin pour le salut du monde était établi avant même la création du monde. L'apôtre Pierre a écrit dans sa première épître, en parlant de Jésus : « il s'est sacrifié comme un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde » (1/19-20).

Jésus ne sera pas surpris par les évènements, ni par leur déroulement, car « il savait tout ce qui devait lui arriver » (Jean 18/4). C'est le moment le plus important de sa mission ici-bas. Jésus va vivre ce que l'on appelle communément « La Passion du Christ. »

Trois fois, Jésus avait averti ses disciples de sa mort prochaine :

(Marc 8/31 – 9/31 et 10/34) « Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, le livreront aux païens qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le frapperont à coups de fouet, et le feront mourir, et trois jours après, il ressuscitera. »

« Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de l'interroger » (Marc 9/32). Ils s'étaient fait l'image d'un Messie conquérant. Ils s'attendaient à un royaume terrestre qui débuterait maintenant : « Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël » de l'occupation romaine. (Luc 24/21)

Les chefs religieux n'avaient pas supporté l'enseignement de Jésus qui dénonçait leur hypocrisie (Mathieu 23) : « ...dépouillant les veuves de leurs biens et faisant pour l'apparence de longues prières, paraissant justes aux hommes, mais au-dedans pleins d'hypocrisie et d'injustice. » Ils prirent en secret la décision de se saisir de Jésus et de le mettre à mort. « Ils cherchaient les moyens d'arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir » (Marc 14/1).

Ils trouvèrent un triste allié en la personne de Judas, dont le nom est à jamais associé à la trahison, « qui alla s'entendre avec les chefs des sacrificateurs et les chefs des gardes, sur la manière de le leur livrer. Ils furent dans la joie, et ils convinrent de lui donner de l'argent. (Luc 22/4-6) Ils lui payèrent trente pièces d'argent » (le prix d'un esclave : Exode 21/32). Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour leur livrer Jésus » (Matthieu 26/15-16).

Lors du dernier repas avec ses disciples, celui de la Pâque Juive, une fête religieuse où les juifs célébraient la délivrance de leurs ancêtres de l'esclavage en l'Egypte, en offrant le sacrifice d'un agneau (Exode 12), « Jésus se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J'ai vivement désiré manger la Pâque avec vous avant de souffrir » (Luc 22/14).

Judas eut l'audace et l'impudence de participer à ce repas pascal. Malgré le secret dont il essaya de s'entourer, Judas ne surprendra pas Jésus, mais il sera lui-même surpris par Jésus qui dévoila sa trahison. Judas laissa soudainement le repas et « se hâta de sortir. Il faisait nuit » (Jean 13/30).

C'est ce soir-là, que Jésus institua la Cène avec le pain et le vin, auxquels il donna une nouvelle dimension dans leur signification : le pain représentant son corps meurtri, et le vin son sang répandu lors de son sacrifice sur la Croix, pour l'expiation de nos péchés et notre délivrance de la condamnation.

« Après avoir chanté les Psaumes, ils se rendirent au Mont des Oliviers » (Matthieu 26/30).

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