Quand Jésus pardonne !

Par Joël Chédru le mardi, 11 décembre 2012. Publié dans Jésus ce célèbre inconnu, Blog

Voici ce que dit l'Evangile selon Marc au chapitre 2/3 à 12 :

« Des gens vinrent à Jésus, amenant un paralytique porté par quatre hommes. Comme ils ne pouvaient l'aborder à cause de la foule, ils montèrent sur le toit en terrasse (par un escalier extérieur), découvrirent une partie du toit de la maison où se trouvait Jésus, et ils descendirent par cette ouverture le grabat sur lequel le paralytique était couché.

Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés ! Il y avait là quelques scribes (appelés aussi « docteurs de la loi »), qui étaient assis et qui se disaient au-dedans d'eux : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés si ce n'est Dieu seul ?

Jésus ayant aussitôt connu par son esprit ce qu'ils pensaient au-dedans d'eux, leur dit : Lequel est le plus facile, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés ou de dire : Lève-toi, prends ton grabat et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a, sur la terre, le pouvoir de pardonner les péchés : Je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton grabat et va dans ta maison. A l'instant, il se leva, prit son grabat, et sortit en présence de tout le monde, de sorte qu'ils étaient tous dans l'étonnement et glorifiaient Dieu disant : Nous n'avons jamais rien vu de pareil. »

« Tes péchés ! » Quelqu'un d'honnête peut-il dire en toute vérité : Je n'ai jamais péché. Je suis innocent comme l'enfant qui vient de naître. Le Bon Dieu n'a rien à me reprocher ! Il faudrait être de mauvaise foi pour oser dire cela.

Ne nous laissons pas tromper par cette chanson populaire de Michel POLNAREFF reprise par de nombreux artistes francophones : « Nous irons tous au paradis. » C'est un mensonge.

Certes, c'est là le plus cher désir de Dieu : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Timothée 2/4) ; mais ne seront réellement sauvés que ceux qui se seront reconnus pécheurs et coupables devant Dieu et qui, plaçant leur foi dans la personne et l'œuvre de Jésus, demanderont la grâce de Dieu pour leur salut.

J'ai souvent entendu cette réflexion, comme pour se justifier d'une bonne conduite : « Je n'ai ni tué ni volé ! » C'est un argument qui ne tiendra pas quand nous devrons rendre compte à Dieu de la manière dont nous aurons vécu la vie qu'il nous a prêtée.

La Bible dit : « Si nous prétendons n'être coupables d'aucun péché, nous vivons dans l'illusion, et la vérité n'habite pas en nous » (1 Jean 1/8).

La Bible dit également : « L'Eternel regarde du haut des cieux, il voit tous les fils de l'homme ; du lieu de sa demeure, il observe tous les habitants de la terre, il est attentif à toutes leurs actions » (Psaume 33/13-14).

« Nulle créature n'échappe au regard de Dieu, tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte » (Hébreux 4/13).

« Tout être humain est destiné à mourir une seule fois, puis à être jugé par Dieu » (Hébreux 9/27).
Alors que votre épouse a fait le ménage, passé l'aspirateur partout et le chiffon sur tous les meubles, il suffit qu'un rayon de soleil entre dans la pièce pour apercevoir une multitude de grains de poussière en suspension dans la maison.

Même le meilleur d'entre nous, au regard de la sainteté absolue de Dieu, est un pécheur. « Nous sommes tous comme des impurs, et toute notre justice est comme un vêtement souillé » (Esaïe 64/5). Notre salut n'est pas de nous voiler la face, mais de demander la grâce de Dieu.

Mais qu'est-ce que le péché ? La religion a classé les péchés par catégories ; ainsi, on parle de péchés véniels, de péchés de jeunesse, et même de péchés mignons, des sept péchés capitaux et des péchés mortels. Or, la Bible est très claire à cet égard, elle nous enseigne que le péché, quel qu'il soit, c'est « la transgression de la loi » (1 Jean 3/4). Certains parlent parfois d'un petit mensonge. Peut-on parler d'un petit adultère ou d'un petit meurtre ? Le péché, c'est le péché !

Transgresser, c'est passer outre, enfreindre, ne pas respecter, refuser de se soumettre. Reconnaissons-le, nous soumettre, ce n'est pas tellement notre fort ! Etre commandé, on n'aime pas beaucoup. Obéir ne nous est pas particulièrement naturel ; cela se démontre dès l'enfance. Le péché, c'est déjà de vouloir s'affranchir de l'autorité divine pour vivre notre vie comme bon nous semble, sans nous soucier aucunement des directives de Dieu exprimées dans sa Parole, la Bible, dont le seul but est de nous rendre heureux.

Soulignons quelque chose de très important : les commandements de Dieu ne sont pas une atteinte à notre liberté, mais ils sont l'expression de son amour pour nous. Quand Dieu dit, par exemple, dans le septième des dix commandements (Exode 20/14) : « Tu ne commettras point d'adultère », c'est pour nous protéger, protéger le couple, protéger les enfants, protéger la famille des souffrances et des conséquences tragiques que le péché engendre toujours, non seulement dans le temps présent, mais aussi pour l'éternité.

C'est un peu comme la maman ou le papa qui dit à son petit : Ne mets pas ta main sur la vitre du four, sinon tu vas te brûler. C'est leur enfant. C'est parce qu'ils l'aiment qu'ils lui parlent ainsi, afin de le protéger des souffrances occasionnées par d'éventuelles brûlures.

Quand nous prenons la route avec notre voiture, nous avons tout intérêt à respecter le code de la route, non pas seulement par crainte du gendarme et des radars, mais aussi pour notre propre sécurité. Imaginez qu'un jour je décide de doubler dans le haut d'une côte en dépassant la ligne blanche, sous prétexte de liberté. Quelqu'un arrive en face et c'est le choc frontal. Si je me retrouve à l'hôpital, voire à la morgue, ce ne sera pas de la faute de ceux qui ont établi le code de la route, mais bien de la mienne pour ne pas l'avoir respecté.

La Bible, c'est le code d'une vie heureuse pour notre route ici-bas. Notre sécurité, notre bonheur, notre paix, c'est de respecter son enseignement.

Dieu nous dit par le prophète Esaïe : « Moi, l'Eternel, je t'instruis pour ton bien... Oh ! Si tu étais attentif à mes commandements, ton bien-être serait comme un fleuve et ton bonheur comme les flots de la mer » (48/18).

Imaginez que je prenne la route depuis Le Havre jusqu'à Marseille. En bon conducteur que je m'efforce d'être, je vais parcourir les 970 Kms en veillant à bien respecter le code de la route. Mais voilà, à l'entrée de Marseille, il y a des travaux, donc une déviation. Je suis un peu perdu, et par inattention je grille un stop. Un policier qui est là va m'arrêter.
Pour défendre ma cause, je vais dire au policier : « Monsieur, je viens de parcourir près de 1.000 Kms en respectant scrupuleusement le code de la route, vous n'avez pas le droit de me verbaliser. » Vous croyez que cela va marcher ? Bien sûr que non. Je serai verbalisé pour avoir transgressé le code de la route.

La Bible dit : « Quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous » (Jacques 2/10). Il a transgressé la Loi de Dieu. Etre coupable signifie, par définition, avoir commis une faute. Il n'est pas nécessaire d'en faire beaucoup.

Nous savons que les applications de l'informatique sont quasi illimitées. Pourtant, il y a un ennemi que redoutent les utilisateurs de l'informatique, c'est un virus. Ce surnom « virus » n'a pas été choisi au hasard. Il vient d'un mot latin qui signifie « poison. » C'est un micro-organisme infectieux, invisible au microscope optique, et susceptible de transmettre des maladies que l'on appelle « virales » comme, par exemple, la grippe, la variole, l'herpès, la méningite, la poliomyélite, etc...

Le virus informatique est un petit programme-parasite, qui possède les mêmes caractéristiques que son homonyme biologique. Il se glisse partout, contamine les ordinateurs connectés les uns aux autres, et il arrive même à traverser les continents.

Bien sûr, une parade a été trouvée : ce sont des programmes informatiques appelés « anti-virus. » Chargés dans l'ordinateur, ils détectent les parasites, les neutralisent et les évacuent. Mais, si malheureusement l'anti-virus est absent ou défectueux, l'ordinateur est alors infecté, paralysé. Il devient inopérant. Il n'est plus d'aucune utilité.

Cette histoire de virus informatique est, me semble-t-il, une véritable parabole des temps modernes. En créant Adam et Eve, nos premiers parents, Dieu avait pour eux, et pour tous les humains, « un dessein bienveillant » (Ephésiens 1/9), « des projets de paix et non de malheur » (Jérémie 29/11). Placés dans le Jardin d'Eden (Eden signifie délices), Adam et Eve étaient appelés à partager avec Dieu une étroite relation, et à régner sur toute la création.

Malheureusement, un virus s'est introduit dans le cœur de l'homme. C'est ce poison que la Bible appelle le péché. Tel un ordinateur contaminé, infecté par un virus informatique, et rendu inutilisable, l'homme est devenu incapable de remplir sa noble vocation. Son être n'est plus programmé, orienté vers ce qui est bien, droit, vrai, pur et noble, mais plutôt dirigé vers le mal. « Il n'y a sur terre aucun homme juste qui fasse toujours le bien sans jamais pécher » (Ecclésiaste 7/20 Semeur).

« Pas d'avenir sans pardon ! » C'était le titre d'un éditorial du journal Ouest-France et c'est ce que disait, avec juste raison, l'archevêque anglican Sud-Africain, Prix Nobel de la paix en 1984, Desmond Mpilo Tutu.

Non, il n'y pas d'avenir sans pardon pour nous pécheurs, parce que la perfection de la nature morale de Dieu exige que le péché soit sanctionné. Car il est une offense, un outrage fait à la sainteté et à la justice parfaites de Dieu qui nous a créés pour vivre dans l'amour, dans la paix, dans la droiture, dans la justice, dans la fidélité, dans la vérité, en harmonie avec sa parfaite et sainte loi. La Bible déclare : « Celui qui cache ses fautes ne peut pas réussir, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde » (Proverbes 28/13).

Nier l'existence du péché ou minimiser son action, ne saurait supprimer sa condamnation. Selon la loi divine, « le salaire du péché, c'est la mort » (Romains 6/23), non seulement la mort physique « qui s'étend à tous les hommes, parce que tous ont péché » (Romains 5/12), mais aussi « la seconde mort » (Apocalypse 21/8), c'est-à-dire la séparation éternelle d'avec Dieu, qui a pour conséquence une éternité de tourments, comme l'a enseigné Jésus lui-même : (Evangile selon Luc 16/9 à 31).
La Bible dit : « Si tu tenais compte de nos fautes, Seigneur, qui pourrait subsister devant toi ? Mais chez toi, c'est le pardon qui l'emporte, afin qu'on te révère » (Psaume 130/4 Version Rabbinique). « Toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté » (Néhémie 9/17).

Certes, Dieu déteste et condamne le péché, qui est notre ennemi numéro un. Selon Proverbes 8/36 : « Celui qui pèche se blesse lui-même, se fait du tort à lui-même, nuit à son âme. »
Mais nous, pécheurs, il nous aime, et son plus profond désir, c'est de nous pardonner afin que nous échappions à la condamnation éternelle.

Oui, Dieu est prêt à nous pardonner, non pas qu'il considère le péché comme sans importance ; loin de là, sinon Jésus n'aurait pas été sacrifié sur la croix pour expier nos péchés. Mais c'est justement à cause du sacrifice de Jésus, qui a satisfait la sainteté et la justice divines en subissant, à notre place, le châtiment que nous méritons, que Dieu peut nous pardonner. «Car Christ est mort pour nos péchés » (1 Corinthiens 15/3).

Mais, car il y a un mais, Dieu est prêt, tout disposé à nous pardonner. Toutefois, il ne peut le faire sans une démarche de notre part.

Dans une course, on ne doit pas partir avant le signal au risque d'être disqualifié. De même, Dieu, qui est prêt à nous pardonner, attend de notre part le signal que la Bible appelle la repentance, qui consiste à reconnaître honnêtement nos fautes, à les avouer à Dieu et à les abandonner en comptant sur sa grâce pour lui rester fidèles.

Jésus a dit : « Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Marc 11/26). Il faut le savoir, l'amertume, la rancune, le ressentiment, le refus de pardonner sont autant d'obstacles au pardon divin, et sans le pardon de Dieu, pas de paradis !

Quelqu'un a dit : « S'il y a une chose impardonnable, c'est de ne pas pardonner. »

La journaliste Christine OCKRENT a écrit : « Dieu pardonne beaucoup, sauf à ceux qui ne savent pas pardonner. »

Pardonner à quiconque nous offense n'est pas une attitude de faiblesse, mais bien au contraire un acte courageux témoignant d'un caractère viril qui ne se laisse pas dominer par des sentiments coupables. C'est la plus belle de toutes les « vengeances.

« Laissons la haine à ceux qui sont trop faibles pour aimer. »

Martin LUTHER KING

La repentance c'est, selon le sens étymologique du terme, un changement de mentalité, tant vis-à-vis de Dieu que vis-à-vis du péché. La repentance fut le thème de la première prédication de Jésus : « Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous » (Matthieu 4/17) . La repentance est une exigence divine, pour obtenir le pardon de nos péchés et entrer au paradis : Jésus a dit : « Si vous ne vous repentez, vous périrez » (Luc 13/5).

Dans son enseignement, Jésus employait souvent des images, des paraboles, des comparaisons tirées de la vie courante, pour illustrer des vérités morales et spirituelles. Son but n'était pas de rechercher des effets oratoires pour impressionner ses auditeurs, mais d'atteindre leur conscience et leur cœur par son message toujours empreint de simplicité, d'amour et de vérité.

Une de ses paraboles illustre bien ce que signifie la repentance :

« Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père, donne-moi la part de l'héritage qui doit me revenir. Le père leur partagea alors ses biens. Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche.

Alors qu'il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder des porcs. Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.

Il se mit à réfléchir et se dit : Combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je vais retourner vers mon père, et je lui dirai : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes ouvriers. Il se leva, et alla vers son père.

Alors qu'il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa. Le fils lui dit : Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le Père dit à ses serviteurs : Apportez vite le plus beau vêtement, et mettez-le-lui ; passez-lui un anneau au doigt, et mettez-lui des sandales aux pieds. Amenez le veau qu'on a engraissé, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous, car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé. Et ils commencèrent à faire la fête » (Luc 15/11-24).

Ce jeune homme, repris dans sa conscience, n'a pas cherché d'excuse, ni à accuser qui que ce soit. Non, il a tout simplement été honnête avec lui-même, avec sa conscience. Il a reconnu avoir brisé le cœur de son père, et s'être déshonoré en vivant dans la débauche. Et quand il est revenu vers son père, il lui dit : « J'ai péché contre le ciel et contre toi. » Il plaide coupable.

La Bible dit : « La conscience est une lampe que le Seigneur donne aux humains pour éclairer le fond de leur cœur » (Proverbes 20/27 - Parole de Vie).

Notre conscience peut être comparée à un voyant sur le tableau de bord de notre voiture. Quand un voyant rouge s'allume, c'est qu'il y a un problème. Il faut y remédier au plus vite. Ne pas en tenir compte peut mettre notre vie en danger.

Imaginez qu'un voyant rouge s'allume me signalant qu'il n'y a plus assez de liquide de freins et que je n'en tienne pas compte ; c'est certain, je vais au-devant d'un accident qui peut même être mortel.

Quand notre conscience « s'allume », quand elle nous reproche une action mauvaise, une conduite injuste, et qu'elle nous convainc de péché, alors surtout, ne la faisons pas taire en cherchant à l'étouffer, ce serait pour notre malheur. Par elle, c'est Dieu, dans son amour, qui nous parle pour nous ramener dans la bonne voie. Comme le fils de la parabole, plaidons coupable, et demandons pardon à Dieu, car alors seulement, Jésus pourra intervenir en notre faveur et devenir notre avocat.

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